29 juin 2008
Le départ
Début du voyage. Ma valise est fin prête. Apres les au revoir avec ma famille on part avec mon père a l’aéroport Roissy CDG. Quelques CDs dans la voiture et c’est parti. La route est belle. Un peu de musique et de vitesse sur la nationale et je me sens bien, c’est le début du voyage. Pour une fois, il fait beau en Normandie et j’apprécie les paysages du vert normand, reposants, imperturbable vert.
C’est comme avant, lorsque les premiers panneaux «direction Roissy» apparaissent, j’ai comme des palpitations, une sorte d’euphorie, celle que provoque le mythe des voyages qu’on a pas encore faits.
On pénètre dans le géant français du trafic aérien. On y retrouve cette ambiance que j’aime tant ressentir des les gares et les aéroports. Celle qui rend toutes ces silhouettes mystérieuses. Où vont-ils ? D’où viennent-ils ? Qui sont-ils ? Celle qui fait que toutes ces personnes nous semblent à la fois inconnus et familiers. Celle qui fait que tous ces hommes, ces femmes, ces enfants ont l’air égaux face à la taille et la puissance du trafic international et de ses hubs, car ceux-ci nous renvoient à la grandeur et à la richesse du globe.
Il est 13h. A peine plus de 3h me séparent de l’heure du décollage prévu. Et toujours cette peur de ne pas y être prête à temps, de subir une catastrophe et de rater mon avion. On se dirige vers le guichet de l’affréteur. On y trouve des gens qui viennent s’envoler à la dernière minute pour des prix cassés, «la ou les vents les emporteront».
Ah ! De nouveaux papiers en main ! En route vers l’enregistrement ! A chaque étape du processus d’embarquement (guichet, enregistrement, appel), je ressens une fois de plus cette euphorie. C’est le jour J. C’est comme si on attendait de faire une renaissance ailleurs. Et si ce voyage allait changer ma vie ? Il y a aussi la vision pessimiste : Et si tout allait rater à cause d’un attentat terroriste à Roissy ou d’une tempête ? Si mon billet allait soudainement disparaître juste avant l’embarquement ? Quel stress. Pour être sur que le billet ne vas pas s’envoler miraculeusement de mon sac, je le garde en main ou tout prêt, toujours à portée de vue.
Mais non, thank you my God, tout se déroule bien : l’enregistrement se passe, la valise embraque, je n’ai plus qu’à aller dans la salle d’attente.
Mon père m’a accompagnée jusqu’au bout. Sa présence réduit le stress et l’incertitude du départ. Il a l’air content, détendu. J’ai l’impression que m’accompagner à l’aéroport le fait voyager aussi, c’est un petit bout du voyage auquel il prend part. Cela lui rappelle sans doute ses anciens périples vers les Indes ou l’Algérie. Les au revoir avec mon père. Ca me fait quelques chose, mais c’est toujours mieux ici que sur un quai de gare.
Et puis l’attente…. L’attente… l’attente…
Mais je ne m’étendrai pas sur cet épisode : le vol, accessoirement «assuré» par Air Méditerranée et affrété par Go Voyages, a décollé avec 6 heures de retard. Classique les retards, me dit-on des vols charters ! Qu’importe, me dis-je, est-ce que la banalité doit excuser le manque de ponctualité systématiquement ? Bref. Avec mon Mp3, mon Sudoku, quelques coups de fil , quelques rencontres, le temps passe.
Commentaires
Super
Salut,
Super ce type de voyage, tu as de la chance, un jour je parirai aussi.
A +
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